Chemin des Incas 1

Pour qui ?

  Pour quoi ?

De toute façon, il en restera quelque chose…

 

11/07

Arrivée à Cayenne : le ciel verse des larmes de pluie, nous atterrissons sur un tapis de Brocolis.

50 mn d'escale annoncée, nous sommes déjà prises en otages, pas le droit de descendre…

32 °C dehors, à peu près autant dans la cabine…

Nous sommes désespérées : la jument reste à bord !

A Lima, les 2 hommes réussiront bien à l'échanger contre un lama !

A chaque rire, un déferlement de haine. Mon Dieu, FAITES- LA PLEURER !

Migration réussie loin de l' hystérique pondeuse.

 

Arrivée à l' aéroport de Lima à  20h30 avec 2h30 de retard.

Dans l'aéroport retentit la…Marseillaise !

Après avoir réservé la dernière chambre libre de l' Hôtel ESPANA : celle des mariés ( 19 soles ), nous  

nous écrasons mollement dans un taxi et traversons des rues lugubres bordées de très hauts murs ceinturés de miradors et de barbelés…

Quelques âmes errent…

Dans le centre, une rue est condamnée par la police pour des raisons de sécurité.

 

Arrivée à Lima, animée, beaucoup de gens dans les rues où se tient un marché nocturne.

Le ménage de notre superbe chambre de noces n'a pas été fait, nous migrons dans une nouvelle chambre mais à 22h30, les femmes de ménage tambourinent à la porte ! ON VEUT DORMIR ! Il n'est « que » 5 h du matin en France après tout !

La maison n'est ni silencieuse ni sombre et la nuit sera agitée…

3h30 : on tambourine de nouveau à la porte…Autre tentative de venir faire le ménage ???

Nous ne répondons pas.

 

12/07

Petit-déjeuner: SEAU de Muesli et du thé à l'artichaud ( ? )

Formalités administratives, ambassade blindée, achat d'un billet d'avion pour la Colombie et de billets de bus …

 

Forte concentration militaire, rues barricadées en direction de la gare, chien policier flairant tous les véhicules s'y engageant.

 

Exploration de notre hôtel qui renferme un véritable musée :

 

Terrasse verdoyante, singes, oiseaux…

L' empreinte espagnole est omniprésente…

Places de type colonial avec de magnifiques balcons de bois sculpté.

Relève des gardes sur fond musical : STAR WARS !!! Hallucinant !

Rencontres sympas : une instit péruvienne dans le bus, un marin et sa copine. Nous passons la soirée ensemble au café CORDANO au décor centenaire, les serveurs eux-mêmes semblent fossilisés !

 

13/07

Visite de l'Eglise de la SOLEDAD, voisine de l'hôtel et du couvent de SAN FRANCISCO avec ses catacombes impressionnantes où reposeraient 60 000 squelettes (en pièces détachées !)

14h : départ pour NAZCA en bus ( 35 soles ).

Des paysages lunaires succèdent aux bidonvilles de Lima, l'Océan vient mourir à nos roues…

La route est longue, longue, mais je ne la vivrai qu'une seule fois.

J'essaye d'imprimer au mieux ce souvenir.

Cette formule (express bus de luxe) nous isole des gens, de la vie : pas de marchands ambulants qui font irruption à chaque arrêt, pas de grouillements de foule, d'agitation…

Trajet aseptisé et diététique (rien à boire, rien à manger !)

Nous arrivons affamées à 19h30/

Chausson au fromage, yaourt ( 1 sole ), fruits.

Hôtel rudimentaire mais propre (14 soles)

 

14/07

Survol des Lignes de NAZCA dans un vieux coucou datant de l'avant-guerre. Le pilote se signe avant l'envol !

Bruit assourdissant, tôle fissurée, fermetures vétustes…

Au loin, se profile la Cordillère des Andes, majestueuse.

Les lignes, tracées par les Nazcas (an 800), parfois longues de 10 km représentent des figures géométriques ou des animaux (oiseau, singe, araignée…)

Très dégradées par les multiples pistes qui les sillonnent dans le désert, elles garderont leur secret : vaste calendrier astronomique, site d'atterrissage d'OVNI ?

Comment ont-elles pu être tracées ? Elles ne peuvent être reconstituées que d'une certaine altitude.

Nous prenons la direction de la Nécropole de CHAUCHILLA, 5 km de piste poussiéreuse , en plein désert. Ses tons ocres et verts me rappellent la Vallée de la Mort.

Nous découvrons un vaste cimetière pré-incaique à ciel ouvert : os blanchis épars sur le sable, momies, certaines dans un parfait état de conservation, beaucoup d'enfants.

Des centaines de corps exhumés par les pilleurs.

De nombreux scalps jonchent le sol, des morceaux d'étoffes, des débris de poteries.

Spectacle macabre à souhait.

Là où nous nous efforçons de ne pas marcher sur les os, d'autres déplacent les crânes et les momies !

 

RECETTE de la MOMIFICATION :

Eviscérer le corps, le bourrer de coton, l'enduire d'huile, le bander.

Les bandelettes de coton absorbent la graisse et le corps se dessèche, assis, en position fœtale, dans l'attente d'une vie meilleure et paré de ses plus beaux atouts.

Visite d'un atelier de poteries, suivi de celui d'un chercheur d'or…

Techniques ancestrales qui consiste à mêler terre rouge réduite en poudre et mercure.

Action mécanique : une meule avec balancier.

Action chimique : le mercure emprisonne les pépites d'or.

Pour finir, filtrage au moyen d'une étoffe de soie.

1 gramme d'or = 10$

 

Retour sur NAZCA où règne une étonnante douceur.

Les péruviens sont aimables, serviables et gentils, nous le vérifierons chaque jour.

Restaurant en compagnie de 2 jeunes profs californiennes sympas.

 

20h30 : départ pour AREQUIPA ( 20 soles ). Nous voyageons en compagnie de jeunes péruviens… Oui, nous sommes françaises !

Vont-ils s'en remettre ???

Musique US à plein tube les 3 premières heures.

 

Nuit de pleine lune.

La mer et ses gerbes d'écume sont d'une phosphorescence spectrale… Atmosphère d'irréalité…

Le chauffeur roule vite, trop vite, les roues mordent les virages.

Et ces croix plantées le long de la route !

A chaque croix, un mort, une voiture, un car qui termine sa course au fond du précipice… J'ai cru mourir en 1987.

 

Je me sens parfois prise entre 2 époques, flottant dans le temps, traversant les mythes…

 

15/07

Arrivée à Arequipa à … 4h30 !

Le froid nous saisit à la gorge.

Hôtel SANTA CATALINA ( 18 soles ), hôtel colonial comme la ville avec une porte sculptée en bois massif.

Arequipa,  charmante ville en pierre de lave blanche avec sa 

séduisante Plaza de Armas, sa double rangée d'arcades bordée de palmiers et en arrière-fond, le MISTI ( 5800 m ).

Une pure merveille : le monastère de SANTA CATALINA, unique au monde, une ville dans la ville, avec ses rues portant le nom de villes espagnoles, ses places, ses nombreux cloîtres.

Y entraient comme religieuses les héritières de grandes familles espagnoles.

Le cloître des orangers est de couleur bleue ; le cloître des novices, de couleur orange.

Les maisons sont basses et de couleur ocre-rouge, couvertes de tuiles patinées .

Chaque cellule dispose d'une cuisine particulière et d' une chambre pour…la servante !

Un havre de paix.

Resto calme et bucolique, terrasses gazonnées avec parasols.

A la carte : du Cuy Chactado (cochon d' Inde grillé) BEURK !

Groupe de musiciens péruviens…

Majestueux Condor dans le jardin. A t'il jamais connu l'ivresse des grands espaces de la Cordillère andine ?

Achat de billets pour le bus en direction de LA CRUZ DEL CONDOR…Départ à 4 h du matin !

Quelles vacances !

Faisons-nous acte de pénitence ?

Un voile de fatigue se dépose sur nos vies tout d'un coup.

Le chauffeur de taxi nous fait beaucoup rire…Rire sonore et communicatif ! Cocktail d'anglais et d'espagnol détonant qui amuse beaucoup et nous attire le plus souvent, la sympathie des gens.

La rue est bruyante,  « discothèque » avec une entrée recouverte de papier alu ( ! ) à côté de l'hôtel.

Vive les boules Quiès !

Coucher à 21 h

Réveil à 2h50 !

 

16/07

La rue est pavée d'ivrognes, une bouteille vole en éclats à 1 m de nous.

Le bus part à toute allure, toutes lumières éteintes, fous-rires et cris d'appréhension… ! Nous voilà partis !

7 h de DANCING BUS !

Vidéos HURLANTES de Mickaël Jackson, de Julio Iglesias…

J'ai un fond migraineux, est-ce l'altitude ou la musique ?

Le bus est bondé et nauséabond : 2 couples de français avec nous et des indiens aux ponchos multicolores.

La route est cahotique : j'ai un soutien-gorge tout-terrain mais ma vessie ne résiste pas longtemps à ces pistes en tôle ondulée !

Au bout de 6 h , nous n'en pouvons plus. Arrêt de 10 minutes, salutaire.

 

Les Andes sont majestueuses, impénétrables.

Splendeur sauvage de ces rivières qui serpentent au fond des précipices, des condors royaux qui tournoient dans le ciel d'un bleu profond. Cultures en terrasse, troupeaux de lamas, falaises abruptes habillées de cactus et de figuiers de barbarie, traversée de villages pittoresques…

Mon royaume est en ce monde…

Je me sens une et indivisible.

 

Nous manquons notre arrêt : nous en sommes quittes pour marcher 500 mètres de plus.

Site grandiose face aux volcans de 6000 mètres. Nous y admirons plusieurs condors en pleine évolution.

L'envergure de leurs ailes doit approcher les 2 mètres. Quelle puissance !

Nous ne sommes plus qu'à quelques mètres de ces géants des Andes aux griffes acérées…

Un pick-up transportant des touristes péruviens nous propose gentiment de nous descendre au village de COBANACONDE.

Nous faisons également monter à bord le couple de français d'une cinquantaine d'années. La femme souffre du mal de l'altitude, je lui donne de la Coramine.

Arrêt photo avec le groupe : gracieux troupeau de lamas parés de belles étoffes et de pompons aux oreilles. 

 

La route est poussiéreuse à souhait, les paysages sont arides.

COBANACONDE est en fête pendant 6 jours, fête annuelle de la vierge CARMEN ;

Les femmes ont revêtu leurs beaux habits traditionnels.

Hommes et animaux cohabitent sans heurts. Aucun geste agressif à l'encontre des chiens, loin d'être faméliques.

Les bébés sont calmes et pleurent très peu, une relation mère – bébé qui semble harmonieuse. Le sevrage a lieu vers l'âge de 3 ans, les enfants sont alors livrés à eux-mêmes, sales et morveux. Ils portent les plus petits.

Les enfants du monde entier pleurent de la même façon, remarque Laurence…

Nous traversons le village, certaines rues ont été transformées en décharges publiques où cochons et poules se disputent les détritus.

Nous gagnons le CANYON DE COLCA, de toute beauté avec ses gorges profondes. Au fond, l' Oasis, sa végétation tropicale, ses arbres fruitiers… Un micro-climat.

Je suis agressée par un cactus qui se plante dans mon mollet, comme aimanté par la chair. J'ai crié, pensant avoir été mordu par un serpent !

Laurence est obligée de m'arracher d'un coup sec l'épine de la taille d'un cure-dent. Celle-ci, réellement  aimantée ( ! ), vient se planter dans sa paume. Sale bestiole !

Retour au village : procession avec la vierge, orchestre, danses et cavaliers à cheval

Invitées à danser, nous nous joignons au défilé, au son des tambours et des trompettes. Tenant chacune une banderole, nous piétinons le sol. Un nuage épais de poussière âcre nous enveloppe, mais quel plaisir !!!

Nous gagnons un terre-plein à l'arrière du village, les indiens forment des rondes de 5 à 10 personnes. L'alcool coule à flot.

Des indiennes portent des colliers composés de petits pains et de fruits enfilés qu' elles offrent.

Et je tourne, je tourne … ronde de femmes, les quelques hommes complètement borrachos qui essayent de s'infiltrer sont écartés manu militari !

Une petite indienne se joint à notre ronde. Amélia, une jolie péruvienne aux yeux bleus ( ! ) nous expliquera plus tard, combien cette fillette est heureuse de danser avec nous. Mais NOUS AUSSI, si tu savais !!!

Nous sommes invités à un mariage en juillet…1996 !

Une vieille dame me fait entrer dans une autre ronde d'une quinzaine de personnes.  L'aîné, tout de noir vêtu, le visage buriné par le soleil et ses 75 printemps, m'invite à danser avec lui, au centre de la ronde.

Je m'appuie sur ses prunelles noires.

Il est fier et je suis émue.

J'aime ce papy, j'aime ce peuple digne. Les indiens saluent mais ne sourient pas facilement. J'apprécie cette réserve.

Nous nous remercions mutuellement.

Ils viennent nous voir, nous accueillir, nous embrasser, nous saluer. On sert nos mains très fort…Ils ont l'air vraiment heureux de nous faire partager ces moments-là.

On nous invite à manger à 2 reprises ! Même Amélia n'ose pas refuser.

Riz, pommes de terre, bœuf.

Riz, purée de pommes de terre et haricots rouges !

Nous n'en pouvons plus et cette Mamie qui insiste pour que nous mangions des grains de maîs grillés entre chaque bouchée !

Nous goûtons le PISCO au goût anisé et le CHICHA, à base de maîs et de miel (boisson la plus populaire) POUAH !

Heureusement, nous échappons au pire : le MASATO, composé de manioc mâché par de vieilles indiennes, salivé puis recraché !!!

De nombreux indiens titubent, d'autres, l'air béat, cuvent sous la table.

3 indiennes d'un âge certain s'écroulent les unes sur les autres, tel un château de cartes. 10, 20… couches de jupons superposés ? Nul ne le sait.

Nous nous enfuyons avec Amélia et rejoignons la place du village. Des stands, encore des stands et une foule compacte qui danse sous un ciel étoilé.

D'autres indiens nous entraînent et c'est sans fin.

JE SUIS HEUREUSE.

La poussière emplit nos poumons, l'air devient irrespirable…

Dodo dans notre cellule de quelques m2, cube de béton sans crépi ni peinture, quelques clous en guise de porte-manteaux, une porte en tôle, un panneau de bois faisant office de fenêtre, une ampoule nue qui pendouille et diffuse une lumière blafarde ( entre 19h à 23h seulement ! ), 2 prises pendues au bout d'un fil qui se balance et des paillasses comme matelas !!!

Salle de bains constituée d'un enclot. Dalle, garnie de terre et d'eau non terminée. Tuyau de douche décoratif sous lequel personne n'ose se glisser (eau glaciale). Chasse d'eau également décorative car amovible : l'eau est courante !!!

Plus besoin de retraite monacale, nous avons trouvé !

Et hors de prix  ( 20 soles ! )

Eau froide et nuit glaciale et pourtant, nous avons relativement bien dormi.

La fête s'est poursuivie toute la nuit et nous avons été réveillées par les roulements de tambour à 6h30 !

Rencontre avec Friedrich, jeune allemand, profession voyageur qui chasse des images à travers le monde. Son voyage a commencé il y a plus de 5 mois. 20 kilos de matériel photo !

Nous l'accompagnons pour faire des photos.

Les souvenirs de Claude, le québécois rencontré en 1987 au MACCHU PICHU, 2m10 et des yeux couleur piscine à se noyer dedans, me reviennent avec tendresse.

 

Friedrich est là depuis 6 jours et il ne comprend pas que nous ne restions pas plus longtemps dans un endroit aussi merveilleux !

Bonne route Friedrich : de si loin que l'on revienne, ce n'est jamais que de soi-même.

 

17/07

Certains départs sont vécus comme des arrachements, les visages deviennent familiers et la nostalgie m'emplit déjà.

ADIEU braves gens et merci, merci pour votre accueil.

2 minutes avant que le bus ne démarre, un indien imbibé de PISCO se hisse à bord et me donne le ruban de son chapeau ( gage de mariage ). Le regrettera –t'il une fois déssaoulé ?

Et nous roulons encore.

La beauté du monde défile sous nos yeux. Sentiment grandissant d'harmonie avec le monde. Je me sens enfin libérée des démons de mon passé.

 

Pampa désertique, paysages d'une telle austérité qu'ils en sont beaux, cimes enneigées, cascades gelées, troupeaux de moutons, de biquettes, de mulets et de lamas traversant la route…

C'est à couper le souffle.

Toujours, toujours s'émerveiller, ne jamais cesser de s'émerveiller.

Arrivée à Arequipa à 17h.

Nous rencontrons les 2 premiers concentrés de connerie de ce voyage : le chauffeur de taxi et le guichetier d'ORMENO (compagnie de bus) Le barrage de la langue seul nous retient !

Nuit excessivement bruyante à l'hôtel (match de foot + beuverie = cocktail explosif !)

Rue animée : klaxons, bus, pots d'échappement perçés…

Je n'ai pas encore parlé des voitures : des colonies de coccinelles, LA voiture nationale et des troupeaux d' épaves roulantes (voitures oxydées, sans pare-chocs ni plaques d'immatriculation, parfois même sans portières ni vitres !)

 

18/07

 

Visite d'un couvent, nous y trouvons fraîcheur et sérénité.

Pourquoi cette complaisance face à la douleur dans la religion catholique ? Dualité : une part de nous-mêmes est mystique, tournée vers l'au-delà ; l'autre semble résignée ayant pris conscience du sens tragique de l'existence.

Abuelo, pourquoi t'en es-tu allé ? Tu aurais été d'un grand secours pour réintégrer cette part de mon histoire andalouse…

Première tentative avortée d'un pickpocket !

17h : nous nous trouvons dans la salle d'attente de la gare d'ORMENO où trône un Christ caramélisé d' une hauteur de  2 mètres. Nos sacs sont chargés sur le toit d'un bus antique où indiens et volaille s'entassent.

Embouteillages comiques dans l'allée centrale du bus…Les indiennes garnies de leurs 36 couches de jupons, bloquent le passage, littéralement coincées ! Nous n'en pouvons plus de rire !

Décidément peu de touristes : une fois encore, nous sommes seules.

Les journées sont chaudes, aussi sommes-nous encore en T- shirts. Nos voisins et le contrôleur semblent inquiets, frio frio nous disent-ils. Une demie heure plus tard, les passagers sont tous momifiés, emmaillotés dans d'innombrables couches de couverture, de gilets, de jupons, de bonnets et de passes-montagne !

Mais il fait encore chaud !!!

A chaque arrêt, nous sommes assaillies par des armées de petits pains et d' Inca Col vendus par des enfants.

La nuit tombe et un froid mordant s'abat sur nous. Nous sortons nos anoraks. Du gel se forme à l' INTERIEUR des vitres. Certains passagers installent des lits de fortune dans l'allée centrale et ils dormiront !

La route ressemble davantage à une piste sableuse.

14h de tout-terrain en perspective ! Notre petite voisine est une grande moqueuse et à chaque « carambolage » de jupons, elle rit…Des cascades de rires !

Un papy et une mamy restent coincés 5 minutes, un jupon se décroche mais combien d'autres en dessous ?



Article ajouté le 2007-11-13 , consulté 75 fois

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