Mémoire de jurée 2
Tout au plus auriez-vous eu un taux d'alcoolémie de 1,56 g/l et uniquement si nous retenons le fait que vous soyez un alcoolique chronique ( l'habitude de boire accélérant l'élimination) or un alcoolique chronique ne devient pas dément avec ce taux-là !
En revanche, le toxicologue semble étonné qu'avec 4,65 grammes d'alcool par litre de sang ajoutés à des benzodiazépines et à un traitement de sevrage ( ! ), la victime ait été encore en vie, sauf admet-il en cas d'alcoolisme chronique.
Il est encore plus étonné en apprenant l'existence de plaies de saisie attestant que la victime était éveillée.
Malheureusement, nous avons tous en mémoire cet automobiliste conduisant avec un taux d'alcoolémie de 6 g/l !!!!!
Comme j'aimerais croire que Line ne s'est rendue compte de rien…
6ème TEMOIN : LE CAPITAINE DE POLICE, chargé de l'enquête de voisinage
Il ressort que vous exerciez une emprise sur Line en la maintenant dans l'alcool, elle s'en plaignait et n'était pas du tout amoureuse de vous. Vous ne la lâchiez pas et la présentiez comme votre petite amie.
Il a été retrouvé chez vous 5 lettres où vous parliez de votre intention de la tuer et de vous tuer ensuite.
Vous êtes présenté par votre communauté comme quelqu'un de pas facile à vivre, de caractère changeant.
Votre ancien co-détenu témoigne de votre mépris à l'égard de Line, de votre absence de remords et de tristesse. Vous lui auriez même dit qu'elle avait eu ce qu'elle méritait et que de toute façon, c'est comme ça que ça se passait en Turquie pour une femme infidèle.
Je ne peux m'empêcher de penser qu'il faudra réfléchir à 3 fois à l'entrée de la Turquie dans l'Europe…
Vous disiez vouloir la soigner mais vous alliez acheter de l'alcool car cela calmait ses crises !
Plusieurs témoins vous ont vu vous rendre chez Line avec des bouteilles d'alcool.
7ème TEMOIN : LA VOISINE de Line
Elle vous regarde d'emblée :
« Il parle français, c'est bien, ça fait payer un interprète ! »
Avec Line, elles se croisaient depuis des années et elle en parle comme d'une personne gentille.
Elle raconte cette journée du 2 juillet où elle accepte pour la 1ère fois son invitation à venir boire un café chez elle.
Elle décrit une ambiance harmonieuse où tout le monde était bien, vous étiez calme, Line semblait gaie, enjouée, la voisine finira par reconnaître qu'elle était probablement déjà alcoolisée.
Elle lui dit qu'elle ne devrait pas boire à cette heure de l'après-midi et lui demande si vous êtes son copain de lit ce que Line démentira.
Elle remontera chez elle en fin d'après-midi et sera donc la dernière personne à l'avoir vu vivante.
Avant de quitter la salle, elle s'adresse avec affection aux parents de la victime.
8ème TEMOIN : C, petit ami officiel de Marie
Il dit aussitôt en vous regardant droit dans les yeux :
« R est manipulateur, dès que Line allait mal, il fondait sur elle comme un rapace, elle en avait peur ».
Il raconte ses « très grandes surprises » quand Line était alcoolisée.
Nous comprenons qu'elle pouvait coucher avec tout le monde et qu'elle ne s'en souvenait pas ensuite.
En novembre, B. M a porté plainte pour enlèvement. Line a sonné à l'interphone mais n'est jamais montée. Un voisin lui a dit avoir vu quelqu'un la pousser dans une voiture (la vôtre en fait mais il apparaîtra que c'est elle qui vous avait appelé ! )
Il aurait également reçu un coup de fil d'un homme (à priori vous) disant :
« J'en ai rien à foutre de ta femme, je sais où t'habites. Ta femme, elle est plus avec moi, elle est avec un copain » .
C a essayé de joindre Line pendant 48h mais à chaque fois, c'était vous qui décrochiez en lui répondant qu'elle ne voulait pas lui parler...
Les policiers sont intervenus en pleine nuit à son domicile et vous ont trouvé avec elle, alcoolisée, dans son lit.
Il raconte comme Line était une proie facile quand elle était alcoolisée. Elle récupérait les SDF par gentillesse.
Il présente le chauffeur de car comme le protecteur de Line, celui qui faisait office de père. Je suis songeuse en pensant à ce « père » bien incestueux.
Votre avocat revient sur la déclaration de Line faite aux policiers suite à cette plainte où elle fait état de la claque monumentale donnée par C quand elle prenait son bain chez lui.
Il nie les faits et relève certaines contradictions. Pourquoi aurait-elle pris le temps de prendre un bain alors même que vous l'attendiez dans la voiture ?
Votre avocat demande si C n'était pas jaloux de toutes ces infidélités mais comment être jaloux dans ces situations alcoolisées où Line n'était pas responsable de ses actes?
Je trouve ce monsieur convaincant et affecté.
Il porte les stigmates de l'alcoolisme et pourtant, je reste convaincue qu'il est le seul à ne pas avoir cherché à maintenir Line dans son alcoolisme.
Il semble aussi avoir eu une attitude protectrice avec son propre fils et avec Marie, la fille de Line quand celle-ci était en crise. J'apprendrai beaucoup plus tard que son comportement était « trouble » vis à vis d'elle.
Je crois que ses projets de mariage avec elle étaient sincères mais de fait, constamment différés.
Les crises de Line s'étaient rapprochées et je ne peux m'empêcher de penser qu'elles coincident avec votre entrée dans sa vie.
Elle parlait de vous comme de son « chauffeur ».
Elle aurait changé plusieurs fois de numéro de portable, par peur semble-t'il de vous.
Le 2 juillet , Marie se rend chez C. Elle sortait de crise et n'était plus alcoolisée. Il part travailler puis apprendra qu'elle a passé plusieurs coups de téléphone depuis l'appartement d'un voisin. Elle cherchait un chauffeur pour la reconduire chez elle, le temps de prendre quelques affaires, des médicaments et dans le but de retourner ensuite chez C.
Vous avez répondu présent à l'appel, monsieur R, signant ainsi son arrêt de mort.
C a appris 2 jours plus tard par les journaux, ce qui s'était passé.
Il ajoute:
« R profitait d'elle, il recommencera ».
La déclaration du travailleur social qui suivait Line confirmera l'alcoolisme chronique de C mais aussi que celui-ci ne faisait rien pour la maintenir dans l'alcool. Suite au décès de Line, il a fait une dépression et a été suivi par un psychiatre.
Votre avocat tente de mettre en évidence que si Line avait eu si peur de vous, pourquoi vous aurait-elle appelé ce 2 juillet pour la conduire chez elle?
Des photos circulent, vous montrant aux côtés d' Elle, d'autres où vous posez, seul. Mais Line n'est pas non plus DANS vos bras, Monsieur R, vous posez JUSTE à ses côtés.
Je suis émue en découvrant le visage de Line et surprise de ne pas trop y trouver les stigmates de l'alcool. C'était une jeune femme plutôt avenante.
Elle n'est plus cette victime anonyme et sans visage.
9 ème TEMOIN : LE CHAUFFEUR DE CAR, « confident » et « protecteur » de Line
Il se définit comme confident mais couchait avec elle de temps en temps !!!
Il a vu Line le 2 juillet et vous a rencontré pour la 1ère fois.
Il aurait été le détonateur du meurtre puisque vous soutenez que Line vous aurait trompée avec ce monsieur et que vous auriez commencé à assister à leurs ébats ce qu'il dément.
D'après ce monsieur, Line était déprimée. La présidente lui demande pour quelle raison mais lui ne sait pas, ils n'en ont pas parlé !
Drôle de confident !!!!!
La solitude sera le seul argument avancé par les différents témoins pour expliquer l'alcoolisme de Line.
10 ème TEMOIN : L'AGENT D'ENTRETIEN de la résidence de Line
Nous sommes effarés en le voyant entrer…lui aussi ???
Ce petit monsieur âgé et édenté aurait LUI AUSSI eu ses faveurs ?????
J'ai une pensée gênée pour ses parents qui découvrent peu à peu la vie de cette enfant qui leur a échappé depuis si longtemps déjà.
Ce monsieur dit avoir vu Line la veille du meurtre, elle avait peur, elle lui avait dit : « demain, je te dirai quelque chose » puis vous êtes arrivé et elle est partie avec vous.
Votre avocat rappellera très justement encore que c'est elle qui vous avait téléphoné !
Il est retourné dans la résidence le 2 juillet vers 2 h du matin mais n'a rien entendu de suspect. Le meurtre avait déjà eu lieu…
Il décrit Line comme sympa mais autoritaire, elle se prenait pour la chef, comme dans la police.
« Ça l'arrangeait d'avoir un homme à la maison sans que ce soit sérieux… »
« D'avoir le turc qui allait chercher l'alcool au Leader Price, ça l'arrangeait ».
Elle en avait marre, elle le lui avait dit 10 jours avant, puis la veille du meurtre mais elle ne savait pas comment faire.
Pour arriver à vos fins plus facilement, vous la faisiez boire…
Et pour ce monsieur, était-ce réellement en tout bien tout honneur avec Line ?
Nous en avons tous douté.
Il ajoute que pour lui, C (petit ami officiel de Marie), c'était avant, vous après.
« Pour Line, R était une situation de passage ».
Il l'a vu traîner ivre de nombreuses fois, parfois dès le matin.
« Un jour, elle va tomber sur un macaron, euh, maquereau », avait - t'il déjà pensé.
Je réprime un sourire.
Il confirme qu'elle avait arrêté de boire avant que vous ne la rencontriez…
En vous regardant, il ajoute :
« Lui, ce qui l'intéressait, c'était la sauter, c'était le gros plan » ( !!! )
Cette première journée de débats s'achève sur ses innombrables « effectif » en guise de « oui ».
Nous quittons cet univers nouveau, étrange et cruel.
Le Week-end passe douloureusement, nous n'avons pas tous réussi à retrouver le cours de notre vie.
Vous avez hanté nos nuits, parfois jusqu'à l'insomnie.
Pour ma part, je vous ai rêvé en train de me regarder depuis le box et de mimer le geste de l'égorgement.
Un juré ne peut ôter de sa tête l'image de sa femme algérienne en train d'égorger des moutons, d'autres s'endorment avec vous, se réveillent avec vous.
La vue du moindre couteau me renvoie à vous, le temps passe puis j'ai hâte, hâte que la justice avance, que le monde retrouve un semblant d'ordre et surtout que les parents de Line et sa petite fille, puissent engager un travail de deuil et retrouver la paix, enfin.
Je suis très très soulagée de retourner au tribunal ce lundi.
DEUXIEME JOURNEE DE VOTRE PROCES
Ecrire me permet de distancer les choses et de soutenir mon attention.
Mon voisin l'assesseur, dessine, inlassablement. Il me dit pouvoir ainsi mieux évacuer la tension qui règne.
Des scènes fascinantes prennent forme sous sa plume : abîmes de l'âme humaine, villes futuristes?
Je vais souvent, au long de ce procès, me réfugier dans ses dessins.
VOTRE TEMOIGNAGE SUR VOTRE RELATION AVEC LINE :
Vous l'avez rencontré dans un bar d'A. au mois d'août, elle était alcoolisée et vous avez proposé de la raccompagner chez elle. Vous auriez couché avec elle le jour même.
Vous parlez aussitôt de la pression exercée par la fille de Line et par ses parents.
Rien ne sera confirmé par la famille, monsieur R.
Les parents de Line disent n'avoir jamais entendu parler de vous !
Marie avait à peine 8 ans à l'époque et ne vous a vu qu'une seule fois !!!!!!
Line serait entrée dans une dépression, aurait bu, vous aussi seriez entré en dépression à cause de sa fille et de ses parents !
Marco et sa femme (encore des gens à sauver pour Line) se sont installés chez elle en septembre.
Vous n'étiez pas d'accord et parlez de complot entre Marco, sa femme et Line pour récupérer l'appartement !
Mais monsieur R, n'était-ce pas avant tout, l'appartement de Line, SON appartement???
« N'y a–t'il pas eu une rupture au moment de février quand Line est revenue auprès de C ? »
Vous confirmez. Vous ne l'avez pas vu pendant 3 semaines et êtes retourné à votre hôtel.
C'est là que vous avez commencé à lui écrire ces lettres.
Vous nous parlez encore de dépression, vous vouliez vous suicider.
« Chère Mademoiselle Line, nous sommes ensembles depuis 1 an et demi… »
La Présidente vous arrête aussitôt, votre rencontre est datée d' octobre, Line est morte en juillet… Je ne suis pas bonne en calcul mais quand même…
« Je te donne 15 jours pour réfléchir…»
Vous lui parlez même d'acheter ensemble à crédit !
1 mois après, elle vous rappelle et vous « ré-installe » chez elle.
« N'y aurait-il pas eu une nouvelle rupture en juillet ? »
Oui, répondez-vous, Line aurait eu envie de revoir sa fille, ses parents et elle reprend ses clefs.
« Qu'avez-vous pensé de cette reprise de clef ? »
Vous dites ne pas avoir interprété cela dans un premier temps comme quelque chose de négatif.
La Présidente nous fait la lecture de certaines de vos lettres :
Vous écrivez l'aimer à en mourir malgré sa maladie. Vous accusez les parents de lui avoir fait un lavage de cerveau pour semer la zizanie. Vous avez mis de l'ordre dans sa vie, l'avez soigné, sauvé 2 fois.
Vous y parlez d'une vie pure.
Aux parents de Line, ces mots écrits, terribles:
« Vous allez ressentir de la peine pour vous être opposé à ce mariage… »
Signé :
« Ton fils R et Line » ( !!!!! )
Encore aurait-il fallu qu'ils soient informés de ce mariage et de cette « paternité » !
Aux autorités :
« N'autopsiez pas nos corps, mettez–nous dans le même cercueil, en tenue de mariage ».
Je suis glacée.
Vous nous parlez encore de cette DEPRESSION.
La famille de Line conteste vous avoir séparé…
« Monsieur R, envisagiez-vous un suicide à 2 ? »
Vous dites lui avoir traduit ces lettres en mars mais nous ne vous avons jamais cru.
Vous nous parlez encore du chantage exercé par les parents de Line…
Il apparaît très vite des erreurs de date sur les lettres. Une de vos lettres soi-disant écrite en juin relate dans les moindres détails la nuit du 2 au 3 juillet avec le chauffeur de car !
« Si j'avais eu l'intention de préméditer, je n'aurais pas laissé ces lettres ! »
« On a failli se suicider mais je lui ai dit de mettre ça de côté ».
La lecture de vos lettres se poursuit :
« Ne jugez pas ses parents, ne jugez pas C. Tout est faux. Le culot avec lequel elle a agi avec moi ne peut pas être pardonné (vous parlez de sa prostitution) Elle m'a fait cocu. Nous arméniens et turcs, vivons pour l'honneur…Nous nous dirigeons vers la mort, la vie avec elle était insupportable. J'ai mis de l'ordre dans sa vie et lui ai sauvé la vie, elle a couché avec un autre homme et m'a mis à la porte… »
Une fois de plus, vous demandez le même cercueil pour vos 2 dépouilles.
Vous dites avoir écrit cette lettre la veille du meurtre alors qu'elle est datée d'un mois avant !
Vous poursuivez votre récit.
Cette nuit du 2 juillet, à 2 h du matin, un ami de Line, le chauffeur de car, devait venir, juste pour 10 minutes.
Jamais ce n'était arrivé, même de jour. Vous dites qu'elle vous a menti.
A cet ami, elle aurait dit :
« Je suis mal, peux-tu me faire un massage ? »
Nous nous demandons s'il faut traduire par « faire l'amour ».
Vous précisez qu'à chaque fois qu'elle vous trompait, vous la pardonniez…
Mais, monsieur R, n'êtes-vous pas seul responsable des « infidélités » de Line?
En la faisant boire, vous saviez qu'elle perdait tout contrôle…
Dans la plus grande des logiques, ce qui VOUS profitait, profitait à d'autres hommes…
Vous dites être rentré dans une dépression, elle vous a demandé de partir, vous avez refusé. Elle vous a alors proposé de dormir dans la chambre de sa fille ou dans le salon. Vous avez fini par sortir, êtes resté 35 minutes devant l'immeuble et auriez dormi dans votre voiture.
Puis vous auriez eu une grande dépression.
Combien de fois avez-vous prononcé ce mot ???
Le matin, elle vous a appelé vers 11h, non pour s'expliquer mais parce qu'elle avait besoin d'un chauffeur mais VOUS, vous attendiez des explications.
Je me disais que si Line avait eu peur de vous, si elle s'était sentie honteuse, pourquoi vous aurait-elle appelé ?
Cela aussi vous l'avez oublié, le fait qu'elle vous a appelé parce qu'elle cherchait une voiture…
« Hier soir, tu m'as humilié, tu es passé sur moi » lui avez-vous dit.
Vous êtes ressorti de chez elle pour aller chercher des cigarettes. En chemin, vous avez croisé Marco et lui avez dit :
« Line a fait une connerie ».
Vous sembliez très énervé et Marco ( hébergé par Line quelques mois plus tôt et amant potentiel )
a pris la fuite.
Vous avez acheté DEUX bouteilles de whisky.
En fin d'après-midi, la voisine est arrivée pour boire un café, puis elle est repartie.
Vous êtes revenu sur ce qui s'était passé la veille en lui disant que la relation commençait à craquer.
Vous auriez bu 4-5 verres de whisky coca et Line, 1 bouteille… et vous attendiez toujours des explications !!!!
Vous dites qu'elle buvait tous les jours 1 bouteille et qu'il lui était impossible d'arrêter l'alcool.
« Je n'ai jamais vu quelqu'un boire comme ça ».
« Est-ce que vous ne l'avez pas incité à boire ce soir-là ? »
Mais monsieur R, vous êtes le roi des pirouettes…
Vous seriez resté jusqu'à minuit dans le salon.
« Line était saoule, ivre morte… comment aurait-elle pu donner des explications dans cet état ? »
Vous attendiez toujours des explications sur ce qui s'était passé la veille, elle vous avait mis en dépression.
« On regardait la télé ».
« Comment pouvait-elle regarder la télé dans cet état ? »
Vous auriez un peu haussé le ton, vous demandiez toujours des explications, elle est partie dans sa chambre.
Comment a–t'elle trouvé la force de se déshabiller ?
Connaissons-nous vraiment les limites de chacun face à l'alcool?
Pour vous, c'était la 1ère fois qu'elle était aussi saoule…
« Comment pouviez-vous espérer des explications d'une femme dans cet état ? »
Vous répondez que c'était effectivement de l'inexpérience de votre part.
« Pourtant, vous aviez l'expérience de cet alcoolisme ! »
Je me demande encore pourquoi Line avait eu besoin de boire cette nuit-là au point de se mettre en danger de mort, de coma éthylique. Elle n'avait pas peur de vous, elle ne se sentait pas honteuse de sa relation avec le chauffeur, alors POURQUOI ?
Devant la porte de sa chambre, vous auriez entendu :
« Ici, c'est chez moi, je couche avec qui je veux ».
Comment a t' elle trouvé la force de vous parler avec 4,65 grammes d'alcool par litre de sang ?
Vous êtes allé dans la cuisine, prendre un couteau, le grand.
« J'avais perdu la tête », dites-vous.

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